BDPyrenées 2013: The Latin Rascals are born!

De retour du festival BDPyrenées à Pau: un bilan plus que positif et la naissance d’un gang de créateurs flamboyants ! — Back from the BDPyrenées festival in Pau: a very positive track-record and the birth of a new gang of blazing creators!

IMG_2064Il faut rendre hommage aux organisateurs (Denis, Benjamin, Rodolphe et tous les autres que j’oublie). Le Festival BDPyrenées est une franche réussite.
Pour commencer, les expositions (sur Aokigahara: la Forêt des Suicidés, Le Voile des Ténèbres, les Godillots, Billy Brouillard, la BD Américaine,…) sont d’une qualité rarement vue ailleurs. Les panneaux sont clairs, bien exposés. L’ajout parfois d’objets en rapport avec le sujet (la première guerre mondiale pour les Godillots, par exemple) donne un côté classieux à l’ensemble. Du très très bon boulot qui mérite qu’on s’y déplace pour le voir.
Le festival lui-même se présente sous forme d’îlot composé de tentes sur une place proche de la mairie de Billières. C’est assez petit. Il y a une tente pour les exposants, une pour les auteurs en dédicaces et une dernière pour les activités annexes et autres ateliers (pour les enfants notamment). Petit mais dynamique ! Et le public vient nombreux. En tant que scénariste, j’ai souvent moins à faire que mes camarades dessinateurs monopolisés par des dessins à longueur de festival. Mais je ne me suis pas souvent arrêté… Les gens viennent aussi pour les scénaristes, pour discuter BD et repartir avec une petite signature en cadeau. Pour l’anecdote, le petit présentoir devant moi portait l’inscription “Fabrice Sapolsky, Dessinateur”. En le découvrant, les responsables du festival se sont confondus en excuses, mais je n’étais pas déçu. J’ai simplement customisé le papier pour ajouter scénariste et expliqué cela au public… Beaucoup de gens ne font encore pas la différence entre scénariste et dessinateur, souvent fourgués dans un même sac labellisé “auteur”. Voilà une occasion de faire un peu de pédagogie. 😉

Le Samedi, j’ai pu assister à la projection du documentaire “Sous les Bulles” de Maiana Bidegain. Le documentaire ne m’a pas laissé indifférent. Si je n’adhère pas à tout ce qui y est présenté, je salue bien volontiers le travail et le dynamisme de la réalisatrice qui n’a reculé devant rien pour lever un coin du voile (des ténèbres ?) sur l’envers du décors du monde de la BD, un monde où l’omerta est encore trop souvent la règle. Rendez-vous, je l’espère pour “Sous les Bulles 2 : le retour” ! Go Maiana!

Dimanche, une seconde rencontre était organisée autour de la BD Américaine. La journée avait commencé par des dédicaces, puis, un déjeuner pantagruelique avec mes camarades du “Wolf Pack” : El Torres, Gabriel Hernandez, Andrea Mutti et moi-même sommes vite devenu inséparables. Nous avons passé le plus clair de notre temps à rigoler ensemble et refaire le monde (de la BD). Très naturellement, ils se sont joint à moi pour parler de BD Américaine pour la conférence. Le thème en était : “la BD Américaine vue par les Européens”. Tous les quatre avons publié aux USA. Le sympathique Bruno Bessadi, dessinateur de “Badass” chez Delcourt (une série qui rend hommage et singe en même temps aux BD américaines) s’est joint à nous pour ajouter un peu plus de bonne humeur au débat. Je ne peux pas dire que nous ayons pu avoir de discussions poussées sur le fond, mais les échanges ont été vifs et intéressants. Avec, en prime, une intervention inattendue du régisseur de la salle, qui depuis sa cabine, s’est invité dans le débat en dénonçant le manque d’intérêt des grands éditeurs français et belges pour la BD Américaine dans les années 60-70, la cantonnant au marché des kiosques et se développant de façon parallèle dans une France conformiste et en proie à une implacable censure.

Au soir du Festival, l’heure du bilan avait sonné. Une indéniable réussite dans l’ensemble. Quelques points de logistique à améliorer dont les bénévoles du festival sont conscients et sur lesquels ils travaillent déjà. Cette équipe mérite qu’on la félicite pour sa disponibilité et son engagement !
Mes seuls regrets : des repas auteurs bien tardifs et peu d’occasion pour les auteurs de se mélanger (est-ce l’absence de bar qui a joué ? Les connaisseurs comprendront). Beaucoup d’auteurs présents restent des inconnus alors que le but de ces festivals est de nous rapprocher.

Pour ma part, je suis ravi, non seulement d’avoir dédicacé de nombreux albums de Spider-Man Noir (mais trop peu de Black Box, hélas), mais aussi d’avoir tissé une relation d’amitié forte avec Juan (El Torres), Gabriel et Andrea. Je n’oublie pas les camarades d’Indeez qui ont fait un salon incroyable avec un stand magnifiquement achalandé. Les trois auteurs présents, Nicolas Sauge, Niro et LeDouble ont assuré aux dessins comme dans les “battle” et même dans des spectacles à base de pate Fimo (“mais qui a volé la télécommande ?”). Le tout supervisé par JMBesnier, le boss d’Indeez et même Davy Trouilh, bien sympathique fondateur original du label.

Rendez-vous l’an prochain?

F.

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